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La chirurgie de l’obésité n’est pas un jeu

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La chirurgie de l’obésité n’est pas un jeu. Cela veut dire que des interventions comme la sleeve ou le bypass gastrique ne sont pas des opérations légères que l’on peut subir au détour d’une journée un peu creuse.
En réalité, le recours à une chirurgie bariatrique est toujours une solution ultime. Ultime parce qu’il s’agit d’aider un patient en souffrance qui n’arrive plus à gérer son problème de surpoids important.

Cela veut dire surtout qu’il s’agit de cas critiques où la vie de la personne est en jeu. Ce n’est pas l’obésité qui est mortelle, c’est l’ensemble des maladies et des complications qu’elle génère.
Diabète, problèmes cardiaques, exclusion du champ social, les conséquences de l’obésité sont nombreuses. Et si les prix de la chirurgie de l’obésité peuvent faire l’objet d’une prise en charge par la sécurité sociale, c’est bien la preuve qu’on a affaire à un problème de santé grave. D’ailleurs, il n’est même pas la peine de préciser que ce n’est pas une intervention esthétique pour savoir que la nécessité de perdre plusieurs dizaines de kilos est une urgence absolue dans certains cas.

Rappelez-vous que les interventions de chirurgie bariatrique vont modifier définitivement la physiologie interne du patient. On parle ici, comme dans le cas de la sleeve gastrique, de supprimer les 2/3 de l’estomac. Et un estomac ça ne repousse pas. C’est donc un choix qui doit être à la fois murement réfléchi mais également médicalement justifié. Or, si les conditions de l’accès aux différentes chirurgies de l’obésité sont bien normées notamment par le calcul de l’imc, il semble y avoir un problème récurrent de suivi des patients. Que fait-on avec des gens qui du jour au lendemain (même si en réalité il faut plusieurs mois) vont devoir subir contraints et forcés un changement radical de leur rapport à la nourriture et par voie de conséquence avec beaucoup d’habitudes en corrélation.
Suivi médical, suivi psychologique, il semble que le point des suites opératoires et psychiques de la chirurgie de l’obésité doive faire l’objet d’un vrai travail théorique et pratique.